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 L'éveil du Panthéon

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Arutha
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Date d'inscription : 28/07/2008

MessageSujet: L'éveil du Panthéon   Lun 26 Jan - 13:04

Nulle genèse. Nulle création.

Nulle nuit éternelle ni jour éternel, nulle explosion, bûcher d’apothéose ou tonnerre divin. Juste… des esprits, au nombre de douze. Douze entités qui étaient appelées à devenir des dieux. Comme des enfants, vivant dans un même lieu : le Val.

Le premier à s’éveiller fut Néoshyfit. Pétillante, astucieuse et véloce, l’aînée des Immortels était déesse à souvent prendre l’initiative. Elle devait par la suite devenir la Meneuse de Lumière.

Sentant sa compagne s’éveiller, Morglir décida d’atteindre lui aussi la conscience. Mais Morglir était un esprit placide, qui n’admettait nulle copie ou ressemblance. Plutôt que de venir à la vie, il vint à la mort.
Préférant les sombres souterrains aux escaliers aériens de l’existence, Morglir prit les routes des ténèbres et du noir. Calme, inébranlable, il devint le Dieu de la Mort et devait se voir nommé plus tard le Meneur de Nuit.

Ioun. Un être qui ouvrit les yeux en sentant l’appréhension le gagner : Ioun était foncièrement pour la solidarité, l’entraide et la communauté. Or la dissension apparaissait déjà entre Néoshyfit et Morglir, sans qu’ils ne le veuillent. Mais le sage Ioun pressentit le conflit qui devait surgir, et décida lui aussi de s’éveiller, son aide devant être nécessaire dans le futur. Ioun, le Meneur de l’Alliance.

Les autres esprits regardèrent cette agitation avec morosité. Tant de chaos pour bien peu.

Néoshyfit commença à donner la vie dans le Val. Des Aelfeghs apparurent, chacun détenteur d’une étincelle donnée par la déesse. Morglir regarda les créations avec intérêt et décida de changer la donne. Usant de son pouvoir, il répandit la mort parmi le peuple Aelfegh, s’attirant le courroux de Néoshyfit. Cependant, malgré la puissance du Dieu, les Aelfegh étaient nés de la vraie vie, et conservaient donc une vie longue et saine.

Les doutes de Ioun se confirmèrent dans ce premier éclat entre les deux Meneurs.

Morglir ne vit pas d’un bon œil les Aelfegh détenteurs d’une telle longévité. Décidant d’imiter son aînée, il créa à son tour. Des êtres naquirent dans de sombres endroits, dans des ténèbres éthérées seules accessibles à Morglir, car il était le seul à avoir arpenté ces chemins et donc à connaître leur emplacement. Dans ces nuits innombrables et indissociables, il parla à ces êtres, leur inculqua son dogme et ce qu’il attendait d’eux. Ainsi naquirent les Shadar’kai, les Enfants de la Mort, des êtres humains aux yeux portant les stigmates de cette leçon apprise dans la nuit de Morglir. On dit qu’ils sont capables de disparaître ; sans doute reprennent-ils le chemin vers la mort et se réfugient-ils dans cette noirceur inexplorée. Mais qui saurait le dire, qui ne soit déjà mort… ?

Ioun sut que les Dieux n’osaient pas se mesurer l’un l’autre et préféraient avoir recours à des intermédiaires… les contacts entre Aelfeghs et Shadar’kai furent hésitants, les uns se méfiant des autres.

Morglir prit alors la décision de prendre à parti un esprit étant resté libre et informe. Il lui parla longuement, et à la fin de cet entretien, un autre Dieu vint à la vie. Un Dieu que Morglir avait flatté, appâté, lui faisant miroiter un avenir dans lequel tout lui appartenait.
Non pas que le Dieu de la Mort fût mesquin ou manipulateur : non, juste que pour lui, la fin justifie les moyens. Morglir ne souffre aucune morale – seule la mort, finale et inéluctable, compte.

L’Unique devint son lieutenant : bouffi d’orgueil, nourrit de fierté et assoiffé de domination, certain de sa supériorité. Le seul : l’Unique.

L’Unique regarda les Shadar’kai, et les trouva beaux. Il en fit donc d’autres, mais le gouffre mortel de leurs yeux le dérangeait. Aussi créa-t-il les humains, auxquels il transmit ses propres désirs et envies en écho des Shadar’kai.

Néoshyfit vit les deux dieux croître et gagner en puissance. Elle songea un instant à proposer une alliance avec Ioun, mais se ravisa : le sage dieu était neutre depuis trop longtemps. Aussi alla-t-elle elle aussi interpeller un esprit. Elle s’entretint peu avec lui, car l’esprit était farouche et turbulent. Il s’appelait Nogh : tellement agité que plusieurs dieux semblent habiter derrière le même corps.

Le nouveau venu jeta un œil aux Aelfeghs et les trouva trop dépendants de la magie, essence dont ils étaient faits. Il jeta un œil aux Shadar’kai et les trouva trop froids. Il jeta un œil aux humains et les trouva trop faibles.

Exaspéré par tant de bêtise de la part des autres dieux, ricanant de sa propre ingéniosité, Nogh créa un peuple à son image : les Noghris, primaires et bestiaux, indomptés et bons.

Ioun vit le conflit pointer à l’horizon. Imitant ses deux aînés, il conversa avec un esprit qui lui semblait bon vivant : Quéval. Quéval était tout aussi sage que Ioun, et avec son aide décida que chacun porterait en lui une ressemblance avec son voisin.

Morglir refusa d’associer ses Shadar’kai aux Aelfeghs, de peur de voir la magie les détruire. Quant aux Aelfeghs, ils avaient peur de cette mort derrière le regard noir des Enfants de Morglir. Les humains, fruits de l’Unique, ne voulaient pas ressembler aux Noghris, trop primitifs, et ces derniers le leur rendaient bien. Aussi Quéval créa-t-il une race, noble et fière, que tous devraient respecter et qui créerait un point commun conciliateur : les chevaux.

Tous remarquèrent bien vite l’utilité d’user de pareilles montures, et cédèrent de mauvaise grâce à la logique de Quéval. Sauf Nogh, qui rit, disant que ses Noghris iraient toujours à pied et non à dos de cheval. Cependant, ce ne fut pas une victoire pour Ioun et Quéval, car les races ne s’aimaient toujours pas.

Au contraire, la défiance et la violence commencèrent à poindre dans le Val.

Morglir attrapa un autre esprit et le nomma Savanah : usant de sa force, il le modela à l’image qui lui convenait avec l’aide de l’Unique. Un dieu brutal, agressif, était né, dans le corps d’un énorme buffle aux cornes enflammées.

Savanah se révolta contre cette incarnation de force, mais il ne pouvait rien contre Morglir, trop âgé et puissant. Cependant, il voua sa frustration et sa haine à l’Unique, qui lui rendit la pareille. Si Morglir leur interdit de se battre, les fidèles de l’un et de l’autre ne manquaient jamais de se confronter.

Néoshyphit comprit la menace qui représentait cet être emporté et donna la vie à deux esprits en même temps : Chalmun et Mori. Elles créèrent à l’unisson la flore. L’une était pacifique, souhaitant une harmonie entre l’homme et la nature. Ses adorateurs lui dédièrent l’apparence d’un cerf. Quant à sa sœur jumelle, Mori, elle était d’un caractère semblable à Savanah, parfois hautaine, souvent rageant contre l’homme, création de l’Unique. Elle mit souvent cette race à l’épreuve de son courroux, et les humains apprirent à se méfier de la déesse ravageuse.

Naquit ensuite Alassa, aussi douce et pure que la rosé matinale, parfois trop naïve. Elle suivit l’exemple de ses deux aînés, Ioun et Quéval, en créant des milliers de petit être vivant pour côtoyer les hommes. La faune vit le jour se nourrissant de la flore créé par Chalmun et Mori.

Morglir voulait la mort, qui s’était trop fait attendre dans le Val, qui en fait commençait à foisonner de vie. Aussi fit-il appel à Kegirar, un esprit fermé et indépendant. Usant de ruse, il lui fit chatoyer la gloire devant les yeux, et la gloire ne s’obtenait que par la guerre. Désireux de revoir cet éclat devant lui, Kegirar fut le premier à déclencher la Guerre des Dieux.

Il lança les humains, race en laquelle il trouva la même soif de renommée, à l’assaut de la Meneuse de Lumière. Néoshyphit appela les Vertueux, Nogh, Chalmun et Mori, à la rescousse. Morglir rassembla ses alliés, l’Unique, Savanah et Kegirar.

Ioun et Quéval craignirent que de la confrontation ne résulte que l’anéantissement du Val, pour la survie duquel ils avaient œuvré depuis le début. Aussi expliquèrent-ils la situation aux deux esprits restants, Hirziz et Helquios. Les deux derniers nés virent les cultes se heurter dans le sang et le fracas, et se dirent que tout clergé n’était que pure folie. Cependant, sentant la détresse de Ioun et Quéval, ils se joignirent à eux. Hirziz, protégea les quelques êtres ne participant pas au conflit, se trouvant sur les routes, les réfugiés et les bannis. Elle devint la déesse des Voyageurs, et plus tard des Saltimbanques mais aussi des Voleurs. Quant à Helquios, il chercha une solution pour arrêter cette guerre : il comprit que le commerce en était un substitut canalisateur mais non destructeur, et devint le Dieu des Marchands, encourageant ceux qui se lançaient dans cette voie dépourvue d’acier si ce n’était les pièces, de victoires et de défaites si ce n’étaient celles du porte-monnaie.

Hirziz vit les chemins se gorger du sang des voyageurs sans défense, et en fut profondément peinée. Elle conseilla par la suite de voyager par voie de mer, plus sûre, plus vaste, permettant d’éviter les conflits.

La guerre dura, voyant plus de morts, toujours plus. Néoshyphit souffrait à chaque victoire comme à chaque défaite, et Morglir souriait à chaque victoire et à chaque défaite. La déesse vint trouver le dieu, et lui parla. Elle lui demanda pourquoi il voulait tant de cette guerre, et lui répondit qu’il voulait la mort. La déesse était désemparée par cet adversaire qui ne pouvait que gagner.

[texte de Schare]
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